Jeudi 10 avril 2008
Six mois après la Mostra, je suis retournée voir The Darjeeling Limited en salles et je crois que j'ai aimé le film plus encore que la première fois.

J'ai été assez étonnée de l'accueil de beaucoup de critiques et de spectateurs français, dont l'un des mots d'ordre peut se résumer à "Wes Anderson est passé à côté de l'Inde".
Cela me perturbe... Comment peut-on se tromper à tel point sur le sens du film ?


Réglons-ça tout de suite : The Darjeeling Limited n'est PAS un film sur l'Inde. Ce n'est PAS non plus un film sur l'évolution d'une quête spirituelle. Et enfin ce n'est certainement PAS le film le plus faible de Wes Anderson.
C'est tout le contraire. ;)

The Darjeeling Limited évoque le voyage de trois frères qui ne comprennent RIEN à ce qu'ils sont en train de faire, au pays qu'ils traversent et à la philosophie qu'ils prétendent embrasser. C'est de là d'où vient la charge mélancomique du film, de cette incapacité des trois garçons à dépasser leurs rivalités, leur deuil et leur passé pour véritablement profiter de leur voyage.

Adrian Brody tente tout le film de vivre ses prières, et en rajoute des tonnes sans y parvenir. A genoux avec ses frères devant un petit autel, Jason Schwartzman demande ingénument pour quoi prier. Owen Wilson enquille les explications détaillées de rîtes ancestraux sans avoir la moindre idée de la signification profonde de l'acte.

En "passant" à travers l'Inde, Wes Anderson montre à quels points ses personnages, trois gamins gâtés par la vie, personnalisent la quête - un peu vaine, un peu déprimante - de sens et d'authenticité que cherche l'Occidental moyen, qui veut échapper à son quotidien et ses problèmes en se "ressourçant" dans un autre pays.


Ce sera finalement dans l'échec de leur "quête" qu'ils se libéreront du poids de leur psychose familiale. Par le deuil d'abord (scène littéralement métaphorique des trois frères qui traversent littéralement l'enterrement d'un jeune garçon jusqu'à revenir dans le temps, au noeud problématique de leur relation à la mort). Par l'abandon ensuite (Angelica Huston parfaite en mère incapable de faire face à quoi que ce soit).

Une façon drôle, délicieuse et humble de nous dire que notre quête initiatique, celle qui nous libérera de nos angoisses, ne nous attend pas à l'autre bout du monde, dans un pays dont on ne retiendra que les odeurs, mais simplement au détour de nous-même. Pour peu qu'on la regarde en face.
Par Margot - Communauté : Cinéma
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Lundi 7 avril 2008
Vous êtes habitués aux règles maintenant, non ? ;)
Aujourd'hui, c'est à la fois facile, parce que c'est un grand film, mais difficile, parce que c'est plutôt un vieux film. C'est pour ça que vous aviez trouvé si facilement Juno, je ne vous ai pas laissés suffisament le temps de l'oublier ! ;)

"Vous avez besoin d'être embrassée. Et souvent. Et par quelqu'un qui sait comment !"

Question subsidiaire : Julien Lepers et Michael Keaton sont-ils des jumeaux séparés à la naissance ?

A vous les studios !
Par Margot - Communauté : Cinéma
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Vendredi 4 avril 2008
Dans le monde de la production se pose, presque quotidiennement, la question vitale des sources financières qui lancent ou soutiennent les projets.
C'est une partie non négligeable de mon job et c'est loin d'être facile : valoriser le travail de l'artiste auprès du financeur (et inversement !). Mais il s'agit un intermédiaire essentiel, un peu comme une traductrice qui conjuguerait ensemble le vocabulaire de l'art et de l'argent, pour créer un nouveau langage compréhensible et admissible par toutes les forces en présence. ;)
Dans ce contexte, l'apparition d'un nouvel acteur dans le petit monde du mécénat culturel - un moment stratégique pour nous, puisque les entreprises nous confient des sous sans attendre de retombées financières en échange - pique toujours la curiosité des directeurs de production.


En octobre dernier, Kookaï lançait Kookaï Films. Le site publiait un appel à projets, un moyen de dire « on aide à la production » mais sans donner d'engagements précis. Personnellement, je pensais à une initiative sympa de la marque, qui publiait 3 courts métrages et puis s'en va. Sauf que, hier, la newsletter de Kookaï Films m'annonçait que le site avait fait peau neuve, lançait un appel à films et surtout... devenait mécène du Festival Paris Cinéma 2008.
Là, j'étais bluffée. ;)

Dans le mécénat de la pellicule, côté mode il y avait Agnès B, mais depuis le lancement de sa propre boîte de production, elle est moins disponible auprès des jeunes réalisateurs et des sociétés de production déjà en place. Kookaï va-t-elle se réapproprier cette position ? Mon hypothèse : c'est possible. Ils soutiennent financièrement un Festival de cinéma intelligent et populaire, et offrent un prix de 5000 euros pour le lauréat de la compétition court-métrage.
Cette histoire m'intéresse aussi de manière professionnelle : des aides à la production sont toujours bonnes à prendre, et une aide à la diffusion permettrait (supposément) de diffuser nos courts sur leur site, d'en tirer rémunération, et de profiter en plus de leur réseau de communication.

Alors bon, tout cela est encore frémissant, mais comparé à ce que je découvrais en automne, il me semble qu'une ambition est en train de prendre forme. Attendons un peu de voir s'il y a matière à s'extasier, j'aurai l'occasion d'étudier ça de beaucoup plus près en juillet au Festival Paris Cinéma.

Par Margot - Communauté : Cinéma
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Lundi 31 mars 2008
Je relance mon petit jeu de citations, abandonné depuis un petit moment déjà, avec un extrait très drôle d'un film récent. Attention, jeu de vitesse... ;)

- Tu l'as vu venir ?
- Oui... Mais j'espérais qu'elle s'était fait renvoyer, ou mise aux drogues dures.
- C'était ma première idée aussi. Ou une conduite sous "influence"... Tout sauf ça !

(en VO)

- Did you see that coming?
- Yeah... but I was hoping she was expelled, or into hard drugs.
- That was my first instinct too. Or a DUI... anything but this!

A votre buzz !
Par Margot - Communauté : PanoramArt
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Jeudi 27 mars 2008
Oops I did it again... J'ai encore oublié de venir poser ma plume sur mon petit bout de Web. Comme me le faisait remarquer le courageux Jericho :  "Pas facile de mettre à jour un blog, n'est-ce pas?..."

Tu l'as dit, Gerry.

there-will-be-blood-1.jpg
Où est-ce que certains trouvent le temps de bloguer quotidiennement entre le boulot, les amours et les amies ? Ca m'éblouit, vraiment. Et il y a les films... J'ai vu trop de films ces temps-ci pour faire un rapport de chacun.

there-will-be-blood-2.jpg Celui qui m'a le plus marqué ? Sans étonnement de la part de personne "There will be blood" ou Paul Thomas Anderson en excellente forme. Ce garçon comprend le cinéma, il sait ce qu'il fait, ce qu'il peut dire soit par l'image, soit par le son, soit par les dialogues. Il sait rythmer un film et laisser ses acteurs "jouer". Il donne de l'ampleur à ses scènes et sait les faire porter par un souffle. Il sait faire basculer le grotesque dans le tragique, l'amusement dans la folie.

Il sait jouer avec les traumatismes et les névroses de ses personnages aussi. La jalousie, l'imposture, la haine filiale... Magistrale scène finale du film, tellement polémique.
Et formellement, "There will be blood" est magnifique. Sale, dégoulinant, sec. Comme Daniel Day Lewis.
Vraiment un grand film.

no-country-for-old-men-1.jpg
Précédé de cet autre film qui lui a raflé son Oscar. "No Country for Old Men". Une oeuvre très ressemblante : le Texas, la folie, la vieillesse.

no-country-for-old-men-2.jpg La perte de repères dans le monde moderne. Non, je corrige : la perte de repères vécue par toute personne qui vieillit. Il y a plus d'artifices et de moments creux dans "No country for Old Men", parce que les Frères Coen sont moins en forme qu'il y a 10 ans, lorsqu'ils pouvaient aligner les chefs d'oeuvres.

C'est un retour à la case départ pour eux. Salvateur mais chargé de tics énervants acquis au cours de leur carrière. Une aridité magnifique du paysage et des personnages contre les dialogues verbeux. Trois personnages principaux saisissants, mis en rapport de façon pas toujours heureuses. Des décalages qui se créent, des pertes de rythme, des moments trog longs que certains prendront pour des fautes de goût et d'autres pour l'âme du film.

Enfin...

Anecdote rigolote : un collègue est tombé sur ce blog par hasard et m'en a félicité chaudement le lendemain. Il m'a dit qu'il ne pensait pas que j'étais une "geek".
Je ne le pensais pas non plus. ;)

Bises à vous,
& à bientôt !

Margot
Par Margot - Communauté : Cinéma
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Lundi 11 février 2008
Roy-Scheider.jpg Triste nouvelle pour commencer la semaine. Roy Scheider, acteur protéiforme bien trop sous-estimé, s'en est allé rejoindre Bob Fosse au paradis du cinéma.

Roy Sheider, c'est l'un de ces acteurs que l'on a vu 1 000 fois, dont on connaît le visage sans se souvenir du nom. C'est beaucoup de films de série B, du gâchis de pellicule adapté de BD vaseuses (The Punisher), c'est aussi du très grand public à faire froid dans le dos (Les dents de la mer 1 & 2, The French Connection...), mais c'est surtout l'acteur principal et génial de All That Jazz. Un film de Bob Fosse, qui remporte la Palme en 1980, qui aura servi d'autobiographie critique au réalisateur / chorégraphe, et qui fait partie du tout petit tas de films que j'emporterai sans hésiter une seconde sur une île déserte.

Imaginez une comédie musicale dépressive et drôle, adulte et désespérée avec passion. C'est All that Jazz, film complexe, difficile, exigent et sublime. Je vous met un extrait ici, pas celui de la fin qui est grandiose de paillettes et qui vous gâcherait le film, mais un moment de repos où la fille et la petite copine de Joe Gidéon lui font un petit cadeau d'anniversaire plein de rythme.


Bon voyage, Roy.
Par Margot - Communauté : Cinéma
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Mercredi 30 janvier 2008
Bonjour tous !

dossiers.jpg Une fois n'est pas coutume, j'ai encore laissé mon blog sans nouvelles plus que de raison. ;)
Mine de rien, ce n'est pas toujours évident cette gymnastique de mise à jour quotidienne. Lorsqu'on se démotive un jour parce qu'on est submergée de boulot, le courage décroît le lendemain, puis le surlendemain, etc... Jusqu'au jour où vos lecteurs fidèles vous réclament et vous redonnent un coup de fouet (merci Jericho, le dirai-je assez ? ;p) !

Je comprends mieux les liens entre l'ego et les blogs. J'ai toujours cru qu'on en faisait trop avec la fierté et l'égocentrisme des blogueurs. Je veux dire, quelqu'un qui a un talent fou pour parler de cinéma et qui ouvre un blog, je pensais que celà faisait partie des choses naturelles de la vie. Que la motivation était engendrée par la passion de son sujet. Que la création de notules était en soi-même une rémunération psychologique suffisante.
Je viens pourtant de l'univers de la production cinématographique, et je sais très bien qu'une fois l'oeuvre créée, nous n'avons accompli que la moitié du chemin. Que pour qu'une création prenne vie, il faut qu'elle soit soutenue, diffusée et promue. Je ne sais pas pourquoi je gardais ma naïveté sur le Web.

nancy-drew-photo.jpg Le canal de diffusion est activé, le blog est créé, il faut maintenant le nourrir régulièrement pour que les gens l'apprécient. Il y a des early adopters, bien sûr, et Ciné Confidential leur doit beaucoup. Mais je dois me promettre d'être là plus souvent, pour vous faire partager une expérience de cinéma qui vaille vraiment le coup. Peut-être que je devrais vous parler plus souvent de mon job ? J'en vois de belles ici, qui sont souvent plus intéressantes que des news ciné, la tête du box-office ou des morceaux de Youtube...

On a terminé le tournage d'un court cette semaine, et il faut qu'on se presse sur la post-prod pour le proposer aux festivals qui se mettent en place. Je ne suis pas fan des rush, alors on va avoir du pain sur la planche. Mais le réalisateur est un petit jeunot talentueux qui est sorti de la Fémis sans perdre ses idées en route. Je vous tiendrai au courant. ;)

Quoi d'autre ? J'ai vu "Triangle" récemment... Très bon ! C'est vraiment destabilisant parce que le film a été confié à trois réalisateurs Hong Kongais, le bon Tsui Hark, l'inconnu (pour moi) Ringo Lam et le brillant Johnny To, qui se sont respectivement occupé du début, du milieu et de la fin du film, par tranche de 30 minutes. Toutes les demi-heures, on prend tous les ingrédients du film, on les secoue et on voit ce que chacun a préféré en tirer. C'est très divertissant. Pas cohérent pour un sou, mais ça fait partie de l'expérience. Une belle idée protéiforme. Je vous le conseille !

Allez, je vous souhaite une bonne journée, amis des salles obscures.
Par Margot - Communauté : PanoramArt
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Lundi 14 janvier 2008
Ca ne paye pas tant de mine que ça et c'est pourtant la scène fondatrice d'un mythe : la fin du premier match de Rocky Balboa contre Apollo Creed.
Je dois vous l'avouer, j'ai toujours considéré le premier Rocky comme un grand film, comparé aux autres qui ne m'inspirent, au mieux, que du désintérêt. Capturé comme un film social, il raconte essentiellement une histoire d'amour. La boxe sert de décor, de métaphore pour tisser le contexte de cet immigré italien, une force (sous-entendu "de travail"), pauvre, pas toujours très malin, et qui se bat littéralement pour trouver sa place aux Etats-Unis. Le combat contre Creed, personnage toujours lié aux Etats-Unis, par son imagerie, son physique, ses vêtements, son statut social, sonne comme une lutte véritable pour l'intégration.
Et pourtant, par je ne sais quelle magie de la narration, on entre dans ce combat par la porte symbolique pour en sortir dans un sentiment d'humanisme absolu. Les plans se resserent sur les personnages, sur cette intimité violente et le respect qui se forme, sans un mot (ça gacherait tout). Puis vient ce moment de flottement, à la fin du match, que Sylvester Stallone aura essayé de répéter d'innombrables fois sur plus y parvenir, ce moment d'amour pur lorsque Adrienne vient sur le ring.

Rocky est un film qui s'achève sur deux "I love you" et ça a été sa plus grande légende. C'est quelque chose qu'on oublie trop souvent lorsque quelqu'un se met à chanter "Eye of the tiger" ou à discourir sur Mister T.
Par Margot - Communauté : Cinéma
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Vendredi 11 janvier 2008
dracula-bela-lugosi.jpg J'en parlais il n'y a pas longtemps, ce début d'année 2008 brille particulièrement  par son bestiaire de sauvageons sur grands écrans. Des monstres, des monstres et encore des monstres. Après une vague de films de zombis, le cinéma fantastique à venir semble se concentrer sur les vampires. Mais pas les vampires ténébreux et solitaires qui traquent la beauté pour échapper à la solitude. Non, des vampires comme ceux de Buffy, moches, difformes et avec plusieurs rangées de dents.

Alors ? Où sont passés les beaux vampires ? Les vampires en costume de soie, aux manches jabots et aux chemises de flanelle, qui déclamaient du Baudelaire en discutant de la beauté des femmes, leurs regards ténébreux pétillants de convoitise ?
Ou simplement les vampires érotiques, nous ne sommes plus à ça près. ;)

Une petite recherche me pousse à vous proposer quelques liens ayant réponse à ça : un dossier "Vampires" très intéressant sur Fluctuat et une page de vamps dénudées dans des rôles aux dents pointues. Je ne veux pas savoir sur quel lien vous cliquerez en premier. ;)
Par Margot - Communauté : Cinéma
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Jeudi 10 janvier 2008
bon-barry-lyndon.jpg
Fraîche et dispose, revenue de vacances bien méritées (au ski !),  je vous souhaite à tous une très belle nouvelle année, que vos voeux se réalisent, que la vie vous soit douce, que vous gagniez plein d'argent et que vous connaissiez beaucoup de sexe dans des positions farfelues avec l'aimé(e) de votre coeur (ou sa soeur / frère). ;)

Pour 2008, une nouvelle étrange : le meilleur démarrage ciné (daté du 2 janvier, donc) est Alien Vs Predator 2 : Requiem. Ceux qui semblaient ne pas passer les fêtes en famille ou au chaud sous la couette sont donc allé voir un film de science-fiction plus que douteux. Lavage post-guimauve de Noël ou lecture sociale, je vous laisse choisir la signification de ça. ;)

Remarquez, l'ambiance est aux monstres lorsqu'on fait attention aux sorties actuelles, qui font la part belle aux créatures mangeuses de frêles jeunes filles. Hmm hmm... Restent en salle des perles comme
California Dreamin' ou la ressortie de Barry Lyndon (qui s'avère -mais je le savais- un véritable orgasme cinématographique sur grand écran). J'ai plutôt été déçue par le film de Sean Penn, que j'attendais moins niais et plus turbulent. A signaler : Filatures, un polar Hong Kongais produit par Johnny To qui pourrait valoir son pesant de cacahuètes.

Autre chose (conseil shopping d'après Noël) : j'ai finalement abandonné l'édition TV française de Twin Peaks, trop chère, trop pauvre en bonus, et surtout SOUFFRANTE D'UN PLANTAGE TECHNIQUE (la honte !) pour l'édition Gold américaine. L'intégrale des épisodes, plus une pelletée de bonus, trouvée à 69 $ (soit 80 $ avec les frais de port). C'est très beau, pratique, génial. Il faut juste être sûr de pouvoir tout comprendre avec des sous-titres anglais.

Je vous embrasse (surtout Jericho !), et je vous laisse choisir pour quel film de monstre vous craquerez en ce début d'année. ;)
Par Margot - Communauté : Cinéma
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