D'accord. Alors il semblerait que cette vidéo soit tirée d'un bonus caché de l'édition collector du DVD de Pulp Fiction (le truc
moche avec une couverture noire et un petit pistolet ridicule gravé dedans... pas Pulp du tout...), mais comme je ne l'ai pas acheté (pour la raison présentée ci-dessus : ça ferait
moche dans ma DVDthèque), j'en reste à la supposition. En tout cas, c'est drôle. Les doubleurs se seraient pris pour Mozinor pour mettre
en boîte l'implacable duo. C'est réussi.
Par Margot
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Une minute tout rond. C’est la durée de cette émergence de Kookaï dans le monde de plus en plus courtisé du cinéma de marque. J’en parlais la semaine dernière, avec l’impression de révéler un scoop numérique alors que la nouvelle de ces courts
métrages tomberait le lendemain. ;)
« Emergences » donc, au pluriel. On imagine qu’il s’agit d’un jeu sur les
symboliques : l’arrivée de Kookaï dans un nouvel univers, l’apparition de la collection automne / hiver et, évidemment, l’ « émergence » principale : l’histoire d’amour
qui nous est contée.
Une jeune femme (la très jolie Mathilde Mallen) en (très jolie) robe semble être l’hôtesse d’une exposition d’art contemporain, lorsque un mystérieux beau gosse sorti de nulle part s’approche
d’elle, lui signale sa présence en lui touchant le bras, et disparaît dans le flou du second plan, dans la foule sans visage. S’ensuit un jeu de regard, dans lequel la comédienne (elle est
vraiment captivante) cherche des yeux, sans succès, son prétendant fugace.
L’idée avouée est de capturer un moment… Un instant charnel et son développement psychologique. Qui est cet homme ? Se connaissent-ils ? Pourquoi un contact aussi explicite pour
disparaître aussitôt ? A suivre…
J’en reste sur ma faim. La sensation de flottement est joliment rendue, même si quelques défauts semblent alourdir le propos : ce plan
qui s’attarde sur la main de Mathilde, l’expression du comédien lorsqu’il repart, mais surtout ce plan final aux allures de BD, qui tranche avec l’ambiance intimiste qui règne dans le film.
Globalement, c’est glamour et charmant.
Attendons la suite…
Par Margot
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J'aime
beaucoup celle-ci, je l'aime tellement que j'aimerai avoir un jour l'occasion de la sortir, mais passer par tout ce que la fille qui dit ça a vécu serait bien au-dessus de mes forces. En tout
cas, c'est une réplique forte, merveilleusement interprêtée et venant de l'un des plus beaux films (américains) que j'ai vu...
- Je te dirai tout, et tu me diras tout, et peut-être qu'on pourra passer au travers de toute la saleté et les conneries et les mensonges qui tuent les autres
gens.
(en VO)
- I'll tell you everything, and you tell me everything, and maybe we can get through all the piss and shit and lies that kill other people.
What you say ?
Par Margot
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Quand j'ai ouvert ce blog, je ne pensais pas y passer autant de temps. Je m'étais dit que ce serait un moyen sympa et stimulant de traverser
les moments de flottement dans mon planning au travail et à la maison quand je n'avais ni l'occasion / l'envie de faire quelque chose. J'ai bien un scénario sur le bureau, que j'ai commencé il y
a 3 ans et que j'ai plus ou moins abandonné quelque part sur chemin. C'est une histoire d'amour. ;)
Grosse après-midi de travail et maintenant, plus rien à faire si ce n'est envoyer une poignée d'e-mails, j'attends 19h pour rentrer.
Petit week end, gros farniente. Séance ciné avec
mon tendre pour aller voir... "Alexandra", de Sokourov (Alexandre). Je l'ai embrouillé pour qu'il vienne voir ça avec moi, je lui ai laissé croire que c'était un film de guerre.
;)
Il va finir par se méfier, d'après vous ?
Grand film, vraiment magnifique. Sokourov sait dessiner la complexité des liens familiaux en quelques plans d'une évidence à couper le souffle. Une grand mère russe, égarée dans une
base de jeunes militaires dirigée par son petit fils, enfant-homme à la fois protecteur et en demande muette d'affection, à l'image de tous ces soldats engagés dans une guerre déshumanisante.
Cette même grand mère, rencontrant une vieille Tchétchène sur le marché du village "ennemi", le poids de l'Histoire s'effaçant, ou fusionnant, on ne sait pas trop, dans l'usure de l'âge. Deux
vieilles femmes, ayant trop vécu pour conserver une animosité quelconque.
Il a bien aimé. Il m'a dit "ça me change". C'est mignon. Ce bel homme qui se transforme presque en môme au contact de ce qu'il n'a pas l'habitude de cotôyer.
Allez, il est 19 heures, je file à la maison...
Par Margot
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