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Lundi 14 janvier 2008
Ca ne paye pas tant de mine que ça et c'est pourtant la scène fondatrice d'un mythe : la fin du premier match de Rocky Balboa contre Apollo Creed.
Je dois vous l'avouer, j'ai toujours considéré le premier Rocky comme un grand film, comparé aux autres qui ne m'inspirent, au mieux, que du désintérêt. Capturé comme un film social, il raconte essentiellement une histoire d'amour. La boxe sert de décor, de métaphore pour tisser le contexte de cet immigré italien, une force (sous-entendu "de travail"), pauvre, pas toujours très malin, et qui se bat littéralement pour trouver sa place aux Etats-Unis. Le combat contre Creed, personnage toujours lié aux Etats-Unis, par son imagerie, son physique, ses vêtements, son statut social, sonne comme une lutte véritable pour l'intégration.
Et pourtant, par je ne sais quelle magie de la narration, on entre dans ce combat par la porte symbolique pour en sortir dans un sentiment d'humanisme absolu. Les plans se resserent sur les personnages, sur cette intimité violente et le respect qui se forme, sans un mot (ça gacherait tout). Puis vient ce moment de flottement, à la fin du match, que Sylvester Stallone aura essayé de répéter d'innombrables fois sur plus y parvenir, ce moment d'amour pur lorsque Adrienne vient sur le ring.

Rocky est un film qui s'achève sur deux "I love you" et ça a été sa plus grande légende. C'est quelque chose qu'on oublie trop souvent lorsque quelqu'un se met à chanter "Eye of the tiger" ou à discourir sur Mister T.
Par Margot - Communauté : Cinéma
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